"Invisibles" d’Alex Ogou, la réalité d’un contraste saisissant, à retrouver le 29 Octobre prochain sur CANAL+

Par l'equipe Togociné 24 octobre 2018

A partir du 29 Octobre prochain, les abonnés CANAL+ en Afrique découvriront la série « Invisibles » d’Alex OGOU. En prélude à cet évènement sans précédent, CANAL+ TOGO a organisé le 22 Octobre dernier une projection spéciale et exceptionnelle des deux premiers épisodes à Canal Olympia Godopé. Une projection à laquelle j’ai eu l’honneur d’assister et qui m’a donné envie de vous parler brièvement de cette série qui vous fera découvrir un nouveau monde, celui des microbes…

« Invisibles » sur Canal+, exclusivement réservée aux abonnés africains et primée meilleure fiction francophone étrangère au festival de la Rochelle 2018.
Comme pourront le témoigner les abonnés africains de Canal+ qui connaissent bien les créations originales Canal, à savoir des séries comme Braquo, le Bureau des légendes, The Young Pope etc… cela faisait longtemps que l’on attendait une série africaine traitant d’un thème inédit. Et c’est là tout l’intérêt d’ « Invisibles ». Et en plus, la série a été primée « Meilleure fiction francophone étrangère » au Festival de la Rochelle 2018 en France. Elle démarrera dès le 29 Octobre prochain, et sera diffusée uniquement en Afrique. Car oui la série « Invisibles » est arrivée avec un objectif donné : que les abonnés africains s’approprient cette nouveauté Canal… faite pour eux…

Les microbes « invisibles » le jour, mais « visibles » la nuit…
Voici l’une des premières choses qui m’ont séduites, cette petite métaphore du titre. En s’intitulant « Invisibles » je me demandais bien de quoi parlait cette série. Et bien elle nous plonge dans le monde des microbes, mais rassurez-vous ce n’est pas une série hospitalière. La série d’Alex Ogou raconte l’univers de ces bandes organisées d’enfants de rue qui sévissent dans de nombreuses villes africaines dont Abidjan, la ville dans laquelle se déroule l’histoire. D’une violence inouïe, ces « enfants soldats modernes » sèment la terreur dans les quartiers populaires d’Abidjan comme Yopougon ou encore Bobo. Faire une série sur les microbes, et l’intituler « Invisibles », il fallait y penser. Et comme vous le verrez dans la série, ce n’est pas qu’une simple métaphore, les microbes sont quasi-invisibles, pendant la journée, ne sévissant que la nuit.

Des microbes qui détruisent tout…
La série débute dès le premier épisode, sur des chapeaux de roues, avec une scène surréaliste dans laquelle la population de Yopougon s’est levée un matin avec le drame d’une nouvelle victime des microbes. Une femme assassinée pendant la nuit sur le site d’un petit marché du quartier. Face à l’impuissance des forces de Police, et dans une envie profonde de se venger, la foule s’attaque à un enfant innocent qui passait par là. L’image de sa mère criant et réanimant son fils vous fait entrer dans cette réalité tragique. Et oui, vous êtes embarqués, vous verrez désormais que les microbes sont partout. Et le défi d’Alex Ogou sera de vous amener au cœur de leur univers. Pour cela, il part d’une amitié entre deux gamins, Chaka et Timo.

Un contraste entre la vie de Chaka et celle de Timo.

Chaka, le personnage principal de cette série avait tout d’un gamin normal, jusqu’au jour où cette femme a été assassinée. Ce énième crime des microbes provoquera une série de conséquences désastreuses dans sa famille et finiront par lui voler son enfance. Et de l’autre côté, Timo, son meilleur ami, a déjà franchi le cap. Face à la misère dans laquelle il croupissait, il avait déjà pris sa décision : « braquer les gens et prendre ce qu’il pense être à lui, même s’il faut tuer pour y arriver ». Et oui Timo est un microbe en activité, qui, aussi surprenant que cela puisse l’être, subvient aux besoins des siens, comme un père de famille.
De cette amitié interdite, naitra un aimant qui rapprochera irrésistiblement le monde de Chaka de celui de Timo…

D’où viennent-ils ?

Alex Ogou traite ce thème des microbes avec une grande finesse, en remontant à la source. En partant de l’enfance normale de Chaka et jusqu’à sa mutation en microbe, le créateur de cette série cherche à nous montrer que ces « microbes » ont été eux aussi autrefois, des enfants normaux. Des enfants qui ont dû prendre leur destin en main face à la misère, à la précarité, et surtout face à l’irresponsabilité de leurs parents (le père de Chaka). Une manière de dire que la meilleure façon d’éradiquer la délinquance juvénile de ces enfants, c’est de responsabiliser leurs parents, afin qu’ils n’envoient pas leurs enfants au front comme le font les parents de Timo.

« Invisibles », une série à voir ou à voir…
Finalement, je vous dirais qu’il y a beaucoup de choses à voir dans « Invisibles ». Découvrir comment Chaka deviendra lui aussi un microbe, de voir l’interprétation extraordinaire que fait ce jeune acteur ivoirien du personnage de « Timo », apprécier la manière remarquable dont Alex Ogou filme la nuit dans cette série, d’écouter la bande originale dont je suis tombé amoureux en l’espace de deux épisodes. Et pleins d’autres choses que vous aurez l’occasion de découvrir vous-même dès le lundi 29 Octobre prochain à 20H GMT sur CANAL+. Réabonnez-vous à temps et parlez-en autour de vous, la première création originale Canal+ Afrique vous attends… A vous d’honorer le rendez-vous.

Israël TOUNOU
Togociné

"Invisibles" d’Alex Ogou, la réalité d’un contraste saisissant, à retrouver le 29 Octobre prochain sur CANAL+

Par l'equipe Togociné 24 octobre 2018

A partir du 29 Octobre prochain, les abonnés CANAL+ en Afrique découvriront la série « Invisibles » d’Alex OGOU. En prélude à cet évènement sans précédent, CANAL+ TOGO a organisé le 22 Octobre dernier une projection spéciale et exceptionnelle des deux premiers épisodes à Canal Olympia Godopé. Une projection à laquelle j’ai eu l’honneur d’assister et qui m’a donné envie de vous parler brièvement de cette série qui vous fera découvrir un nouveau monde, celui des microbes…

« Invisibles » sur Canal+, exclusivement réservée aux abonnés africains et primée meilleure fiction francophone étrangère au festival de la Rochelle 2018.
Comme pourront le témoigner les abonnés africains de Canal+ qui connaissent bien les créations originales Canal, à savoir des séries comme Braquo, le Bureau des légendes, The Young Pope etc… cela faisait longtemps que l’on attendait une série africaine traitant d’un thème inédit. Et c’est là tout l’intérêt d’ « Invisibles ». Et en plus, la série a été primée « Meilleure fiction francophone étrangère » au Festival de la Rochelle 2018 en France. Elle démarrera dès le 29 Octobre prochain, et sera diffusée uniquement en Afrique. Car oui la série « Invisibles » est arrivée avec un objectif donné : que les abonnés africains s’approprient cette nouveauté Canal… faite pour eux…

Les microbes « invisibles » le jour, mais « visibles » la nuit…
Voici l’une des premières choses qui m’ont séduites, cette petite métaphore du titre. En s’intitulant « Invisibles » je me demandais bien de quoi parlait cette série. Et bien elle nous plonge dans le monde des microbes, mais rassurez-vous ce n’est pas une série hospitalière. La série d’Alex Ogou raconte l’univers de ces bandes organisées d’enfants de rue qui sévissent dans de nombreuses villes africaines dont Abidjan, la ville dans laquelle se déroule l’histoire. D’une violence inouïe, ces « enfants soldats modernes » sèment la terreur dans les quartiers populaires d’Abidjan comme Yopougon ou encore Bobo. Faire une série sur les microbes, et l’intituler « Invisibles », il fallait y penser. Et comme vous le verrez dans la série, ce n’est pas qu’une simple métaphore, les microbes sont quasi-invisibles, pendant la journée, ne sévissant que la nuit.

Des microbes qui détruisent tout…
La série débute dès le premier épisode, sur des chapeaux de roues, avec une scène surréaliste dans laquelle la population de Yopougon s’est levée un matin avec le drame d’une nouvelle victime des microbes. Une femme assassinée pendant la nuit sur le site d’un petit marché du quartier. Face à l’impuissance des forces de Police, et dans une envie profonde de se venger, la foule s’attaque à un enfant innocent qui passait par là. L’image de sa mère criant et réanimant son fils vous fait entrer dans cette réalité tragique. Et oui, vous êtes embarqués, vous verrez désormais que les microbes sont partout. Et le défi d’Alex Ogou sera de vous amener au cœur de leur univers. Pour cela, il part d’une amitié entre deux gamins, Chaka et Timo.

Un contraste entre la vie de Chaka et celle de Timo.

Chaka, le personnage principal de cette série avait tout d’un gamin normal, jusqu’au jour où cette femme a été assassinée. Ce énième crime des microbes provoquera une série de conséquences désastreuses dans sa famille et finiront par lui voler son enfance. Et de l’autre côté, Timo, son meilleur ami, a déjà franchi le cap. Face à la misère dans laquelle il croupissait, il avait déjà pris sa décision : « braquer les gens et prendre ce qu’il pense être à lui, même s’il faut tuer pour y arriver ». Et oui Timo est un microbe en activité, qui, aussi surprenant que cela puisse l’être, subvient aux besoins des siens, comme un père de famille.
De cette amitié interdite, naitra un aimant qui rapprochera irrésistiblement le monde de Chaka de celui de Timo…

D’où viennent-ils ?

Alex Ogou traite ce thème des microbes avec une grande finesse, en remontant à la source. En partant de l’enfance normale de Chaka et jusqu’à sa mutation en microbe, le créateur de cette série cherche à nous montrer que ces « microbes » ont été eux aussi autrefois, des enfants normaux. Des enfants qui ont dû prendre leur destin en main face à la misère, à la précarité, et surtout face à l’irresponsabilité de leurs parents (le père de Chaka). Une manière de dire que la meilleure façon d’éradiquer la délinquance juvénile de ces enfants, c’est de responsabiliser leurs parents, afin qu’ils n’envoient pas leurs enfants au front comme le font les parents de Timo.

« Invisibles », une série à voir ou à voir…
Finalement, je vous dirais qu’il y a beaucoup de choses à voir dans « Invisibles ». Découvrir comment Chaka deviendra lui aussi un microbe, de voir l’interprétation extraordinaire que fait ce jeune acteur ivoirien du personnage de « Timo », apprécier la manière remarquable dont Alex Ogou filme la nuit dans cette série, d’écouter la bande originale dont je suis tombé amoureux en l’espace de deux épisodes. Et pleins d’autres choses que vous aurez l’occasion de découvrir vous-même dès le lundi 29 Octobre prochain à 20H GMT sur CANAL+. Réabonnez-vous à temps et parlez-en autour de vous, la première création originale Canal+ Afrique vous attends… A vous d’honorer le rendez-vous.

Israël TOUNOU
Togociné

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