Awotele nous fait le bilan 2020 du cinéma en Afrique

Awotele nous fait le bilan 2020 du cinéma en Afrique

Par l'equipe Togociné 11 janvier 2021

La revue ciné panafricaine Awotele dirigée par la journaliste critique Claire Diao nous fait ici un bilan cinématographique du cinéma en 2020 sur le continent.

2020, une année de résistance et de résilience pour les acteurs de l’industrie cinématographique. Voilà résumée l’évolution du cinéma ces 12 derniers mois en Afrique et un peu partout dans le monde. Beaucoup de festivals ont changé de format ou se sont déroulés en ligne. Le 7è art a été endeuillé, avec la disparition de ses vaillants représentants dont Clément Tapsoba du Burkina Faso, Mary Twala de l’Afrique du Sud, Lance Touré en Côte d’Ivoire, Osange Silou Kiffer de la Guadeloupe, Med Hondo de la Mauritanie et plus récemment Nourredine Saïl du Maroc, Inoussa Ousseini Sountalma du Niger.

Des sorties de films de calibre ont aussi marqué cette année l’actualité du continent africain. La Nuit des Rois qui fait le tour des grands festivals a fait sa sortie africaine en Côte d’Ivoire, le pays d’origine du réalisateur Philippe Lacôte. L’Afrique du Nord se tire également d’affaire avec le sacre à la Mostra de Venise, du réalisateur marocain Ismaël El Iraki et de la tunisienne Kaouther Ben Hania.

Faire du cinéma en Afrique au 21 siècle peut conduire en prison. Nous n’oublierons pas de sitôt l’arrestation du cinéaste soudanais Hajooj Kuka, membre de l’académie des Oscars. Un élan de solidarité internationale a contribué à sa libération.

L’année 2020 a vu l’intérêt croissant des géants de l’industrie cinématographique pour les histoires africaines. Netflix, Amazon Prime Video ont acheté ou coproduit des films en Afrique. Resgate de la Mozambique, Disconnect ou Cook-off du Kenya, Mmofra du Ghana sont autant d’oeuvres à voir en ligne. Il est important de mentionner que ce sont les pays anglophones qui collaborent avec ces grosses marques. Mieux, Netflix a lancé avec Realness Institute en Afrique du Sud, un laboratoire d’écriture de séries africaines. Il s’agit d’Episodic Lab.

Pour terminer, sachez que le festival de Durban en Afrique du Sud s’est scindé en deux, à savoir le Durban Festival et le Durban FilmMart. Sa directrice Antoinette Monty a quitté l’organisation. En Tunisie, les réalisateurs Brahim Letaief et Rida Béhi ont pris les rênes des JCC (Journées Cinématographiques de Carthage). La biennale du cinéma africain, le FESPACO a vu l’arrivée à sa tête d’Alex Moussa Sawadogo, promoteur du Ouaga Film Lab et du festival Afrikamera.

Source : Awotele

Awotele nous fait le bilan 2020 du cinéma en Afrique

Awotele nous fait le bilan 2020 du cinéma en Afrique
Par l'equipe Togociné 11 janvier 2021

La revue ciné panafricaine Awotele dirigée par la journaliste critique Claire Diao nous fait ici un bilan cinématographique du cinéma en 2020 sur le continent.

2020, une année de résistance et de résilience pour les acteurs de l’industrie cinématographique. Voilà résumée l’évolution du cinéma ces 12 derniers mois en Afrique et un peu partout dans le monde. Beaucoup de festivals ont changé de format ou se sont déroulés en ligne. Le 7è art a été endeuillé, avec la disparition de ses vaillants représentants dont Clément Tapsoba du Burkina Faso, Mary Twala de l’Afrique du Sud, Lance Touré en Côte d’Ivoire, Osange Silou Kiffer de la Guadeloupe, Med Hondo de la Mauritanie et plus récemment Nourredine Saïl du Maroc, Inoussa Ousseini Sountalma du Niger.

Des sorties de films de calibre ont aussi marqué cette année l’actualité du continent africain. La Nuit des Rois qui fait le tour des grands festivals a fait sa sortie africaine en Côte d’Ivoire, le pays d’origine du réalisateur Philippe Lacôte. L’Afrique du Nord se tire également d’affaire avec le sacre à la Mostra de Venise, du réalisateur marocain Ismaël El Iraki et de la tunisienne Kaouther Ben Hania.

Faire du cinéma en Afrique au 21 siècle peut conduire en prison. Nous n’oublierons pas de sitôt l’arrestation du cinéaste soudanais Hajooj Kuka, membre de l’académie des Oscars. Un élan de solidarité internationale a contribué à sa libération.

L’année 2020 a vu l’intérêt croissant des géants de l’industrie cinématographique pour les histoires africaines. Netflix, Amazon Prime Video ont acheté ou coproduit des films en Afrique. Resgate de la Mozambique, Disconnect ou Cook-off du Kenya, Mmofra du Ghana sont autant d’oeuvres à voir en ligne. Il est important de mentionner que ce sont les pays anglophones qui collaborent avec ces grosses marques. Mieux, Netflix a lancé avec Realness Institute en Afrique du Sud, un laboratoire d’écriture de séries africaines. Il s’agit d’Episodic Lab.

Pour terminer, sachez que le festival de Durban en Afrique du Sud s’est scindé en deux, à savoir le Durban Festival et le Durban FilmMart. Sa directrice Antoinette Monty a quitté l’organisation. En Tunisie, les réalisateurs Brahim Letaief et Rida Béhi ont pris les rênes des JCC (Journées Cinématographiques de Carthage). La biennale du cinéma africain, le FESPACO a vu l’arrivée à sa tête d’Alex Moussa Sawadogo, promoteur du Ouaga Film Lab et du festival Afrikamera.

Source : Awotele

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